Par Nichols | 2 commentaires
Catégorie : Droits et organisation | Mots clé : place ,
Avec ou sans père...
Vous avez sans doute entendu ou lu comme moi cette polémique à répétition autour d’un ouvrage américain écrit par une Américaine, un brin provocatrice, semble t-il. Cet auteur s’amuse à remettre en cause la nécessité d’un père, une fois la relation sexuelle consommée et la maternité assurée pour des raisons qui visiblement provoquent « le débat », ce qui est déjà énorme... La première réaction pourrait être chez nous de sourire de cette caricature et d’y aller de son petit pamphlet anti-américain. Il m’est pourtant arrivé de lire sur ce blog, des propos de femmes qui n’avaient rien à envier à cette forme d’extrémisme. Il est vrai qu’une expérience malheureuse n’amène pas toujours à s’exprimer dans la dentelle et que c’est « à priori » le propre d’un blog que de pouvoir le faire en toute spontanéité et liberté. Je n’ai donc pas à juger de ces morceaux de vie. J’observe au quotidien un enfant qui n’est pas le mien dont le père a longtemps fait partie des abonnés absents pour des raisons qui le concernent. C’est donc la mère de cet enfant qui a assumé seule son éducation, rappelant de temps à autre mais du bout des lèvres, ce père à son devoir. Cet enfant va très bien. Il est difficile de mettre sur le dos de cette absence de père, d’éventuelles tares comme est tentée de le faire une mère encore blessée dans son orgueil. Pourtant si l’on pousse un peu plus l’observation, cet enfant, ce garçon semble avoir un constant besoin d’être rassuré, d’être pris en compte, besoin qu’il manifeste à certains moments par une surabondance de gestes et de bruits. Sa grande difficulté est de se poser, d’être là, présent, de faire partie de… Un jour alors qu’en sa présence, je discutais avec mon aîné, notre conversation était régulièrement interrompue, non pas par des questions, un avis ou un commentaire mais par des rires nerveux, comme une blague qu’il se faisait à lui-même, ou des affirmations hors sujet surprenantes. Mon fils qui s’entend plutôt bien avec lui, me regardait interrogateur voire embarrassé tant la chose lui semblait peu habituel. Ce même soir, ce garçon se montrait étrangement « sur affectueux » et prévenant même si ce dernier point est l’une de ses qualités. C’était pour moi suffisamment déboussolant pour que j’en discute avec sa mère qui n’était pas là ce soir-là. Nous étions effectivement entre hommes, sans ma fille, sans le petit dernier…Et cet enfant avait devant lui le spectacle d’un père et son fils, deux individus qui font régulièrement partie de son quotidien et qu’il a appris à aimer ; un père et son fils partageant les petits faits et dires du jour en toute simplicité ; un père et son fils qui, sans le vouloir et par leur seule relation, l’excluait, lui, le fils de « maman » qui n’était pas là ce soir-là.
Par maya01 | Il y a 11 mois 16 jours |
Par Tania | Il y a 11 mois 16 jours |





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