Par Nichols | 1 commentaire
Catégorie : | Mots clé : souvenir ,télévision ,
La télé, c’est l’horreur !

Ah, la télé et les enfants… God damned TV ! Ich glautze Tevau ! My Precious… Moi, je l’ai aimée très tôt la télé et pour cause… mes parents n’en avaient pas. Alors, j’allais de temps à autre la regarder chez des copains mais rien de très grave. Et puis surtout, je la trouvais sans saveur cette télé, pas de piquant, pas de frisson, pas assez en tout cas. Il y avait bien « Les Envahisseurs » ou « Les Mystères de l’Ouest » mais bon… À 8-10 ans, j’étais déjà habitué à autre chose. Mes parents m’ont très tôt inscrit au Cinéclub. Là, c’était un autre registre « Le Voyage Fantastique », « Le Village des Damnés »… j’en passe. Et puis, pour être franc la télé, on l’avait ; pendant nos vacances d’été, les 2 mois qu’on passait chaque année en famille très nombreuse sur la Côte Ouest…Anglaise ! Imaginez, une grande bâtisse post-victorienne en bord de mer, le vent qui souffle, les portes qui grincent et là au fond du salon, derrière le gros rideau de velours décoloré… la télé. Officiellement mon Oncle la louait pour se tenir informé. News at 5.45, Nine ‘o’ clock, News at Ten… on avait le droit à tous les journaux du soir. Mieux, il restait parfois scotché pendant plusieurs heures sur la retransmission d’une partie de Golf ou de Cricket. En revanche, quand il ne la regardait pas, quand les parents jouaient aux cartes, buvaient un Gin ou refaisaient le monde à l’autre bout de la maison, les enfants étaient rois. Les ainés imposaient leur programme : - « Top of the Pops » pour suivre les charts psychédéliques ou glamrock du moment, le son monté à saturation ; à peine l’âge de raison passé, mon éducation musicale était déjà bien entamée. - Toutes les séries américaines, bien sûr… Mais surtout… surtout… il y avait les vendredis et les samedis soirs. Je ne les aurais loupés pour rien au monde, bravant l’obligation d’aller se coucher, descendant à pas de velours les escaliers plongés dans la pénombre pour regagner ma place parmi les autres…devant la télé. Ces deux soirées télévisuelles commençaient aux alentours de onze heures – minuit, l’heure… du film d’horreur. Vendredi soir, films récents, hémoglobine assuré ; samedi soir, les classiques, Frankenstein, Dracula, Sherlock Holmes… Nous avions tous nos gros coussins sur les genoux serrés contre nous pour se rassurer ou, le cas échéant, pour se cacher derrière. Quel pied… Mais à 1h30 du matin, le film terminé, il fallait remonter dans nos chambres…dans l’obscurité… les fenêtres guillotines secouées par le vent. Petites vérifications, derrière la porte, sous mon lit au cas où… Good dreams, my boy. Depuis, je n’ai jamais été un téléphage, ni tueur en série mais je garde une grande affection pour la télé et les souvenirs d’un…enfant.

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Par Tania | Il y a 11 mois 29 jours |

Voyage dans les souvenirs du cathodique, c'est marrant. On l'a peut regardée au cocon familial, mais comme toi, on se rattrapait chez Pierre Paul ou Jacques. Chez nous, mes parents ayant l'âge des grands-parents de ma génération (ma mère - 1937 : une espagnole échappée d'un pays turbulent, et mon père - 1927 : un bulgare rêveur) trônait les films de ces derniers : Tati, Chaplin, Audiard, les comédies musicales, les films historiques... J'ai en souvenir les mystères de l'ouest ; les costumes de cette série étaient grandioses, mon père étant tailleur, j'ai hérité de son oeil affuté...Par ailleurs la série (entre autres) est diffusée sur une chaine de la TNT : drôle d'expérience que de re-découvrir ses souvenirs cathodiques avec ses yeux d'adulte ! Quant au film de toutes mes peurs SHINNING... Adolescente en 3° j'étais en internat et le samedi soir on avait le choix du film ... Et le fameux moment tardif de regagner ses mainates... Je me trouvais dans ma chambre et j'avais pour mission hebdomadaire d'ouvrir la grande porte du couloir, afin que tous les copains se retrouvent chez l'un ou l'autre. J'étais toujours un peu stressée de braver la loi, mais ce soir là, c'était bien la peur qui me tenait les tripes : mes copains m'attendaient au bout du long couloir, main dans la main comme les petites filles du film, et scandaient une réplique fatale à mon coeur. hiiiiiii Bilan de la télé : même conclusion que Nichols.
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