Par Nichols | 1 commentaire
Catégorie : | Mots clé : hospitalisation ,maladie ,opération ,
Mon fils est cardiopathe !

Mon fils est cardiopathe ! Un mot que je m’amuse à employer tant il a le don de consterner tout le monde sans que la majorité le comprenne vraiment. C’est le « …pathe » qui doit surprendre, le « …pathe » de psychopathe! Au-delà des interventions à répétition qui lui permettent de poursuivre son existence comme vous et moi, mon fils se porte à ce jour comme un charme. On ne peut pas dire que tout cela l’amuse beaucoup, encore que je le trouve très détendu sur le sujet. Selon les pontes qui s’affairent autour de lui, cette « relative » détente est essentiellement due à la « relative » tranquillité de ses parents. C’est une chose à savoir, dans ces situations pénibles pour tous, le calme et la patience sont appréciés de tous mais surtout…de votre enfant. C’est pour lui, aussi jeune soit-il, un gage de solidité et de confiance ce qui n’est pas un luxe pour un gamin qui subissait sa première opération à l’âge de 6 mois. Malgré l’excellence de certains services en cardiologie, on trouvera toujours à redire d’une chef de service qui vous retire votre enfant pour le billard en vous priant d’aller voir ailleurs et de revenir dans 4 heures, le temps de l’opération ; un manque de psychologie évident dû, j’imagine, à la peur de réactions imprévisibles de parents. De toute façon quelle que soit la confiance que vous accordez à l’équipe, une séparation de ce genre dans de telles circonstances n’est jamais bien vécue. Je ne suis pas sûr néanmoins que rentrer chez soi constitue alors une bonne solution. Je crois me souvenir que nous sommes allés acheter une poêle et des casseroles. On devait en avoir besoin, quoique… La vie continue autour de vous sans empathie alors vous faites de même.

Pour la 2ème opération, celle « à cœur ouvert » que le hasard a placé le jour de ses 2 ans, nous nous sommes fendus d’un petit garage, « là où l’on répare les moteurs et leur tuyauterie ». Allez comprendre ! A la sortie de l’opération, l’attitude du personnel soignant n’est plus la même. C’est un moment difficile, ils le savent, mais notre enfant est momentanément tiré d’affaire, ça soulage ! Celui que nous avons « abandonné » quelques heures plutôt est là… Sur le dos, ses yeux fermés, il respire… peu importe le bruit de la pompe et de sa tuyauterie. Nous lui avons dit quelques mots doux à l’oreille sans nous imaginer qu’il les entendent. Comme çà, parce qu’il ne pouvait pas en être autrement. Il a ouvert les yeux quelques secondes, aujourd’hui une éternité.

Quand j’observe mon dernier fils, né il y a quelques mois, ses bonnes cuisses, son ventre rond, son énergie ; quand je regarde son grand frère, l’aîné, sa « relative » tranquillité et ce même sourire, je me dis qu’ils sont définitivement frères ces deux-là mais n’ont pas tout à fait le même père.

Avatar de Tania

Par Tania | Il y a 1 an 1 mois |

Alors moi je suis émue aux larmes. Je suis plutôt de nature sensible quand il s'agit d'enfants... Je relativise les végétations de ma fille et imagine les instants, les mois que vous avez dû traverser en famille. Je cotoie, dans le cadre d'un travail intermittent, des enfants cancéreux et leurs familles. Il y a chez eux du courage, de la force et de la dignité qui force le respect. "mais comment faites-vous ?", " "on se bat pour la vie" répondent-ils avec le sourire. est ce que ton grand va bien à ce jour ?
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