Par Nichols | 6 commentaires
Catégorie : | Mots clé : beaux-parents ,famille recomposée ,
Mon ado et celle que j’aime
Il est question des rapports entre un garçon qui va sur son adolescence et de la femme avec qui vit son père… et qui n’est pas sa mère.
Un enfant témoin d’une recomposition familiale en douceur sait faire la part des choses entre sa mère et la nouvelle femme de son père. Il en va ainsi de mon aîné qui sait tirer profit de leurs différences et trouver son intérêt chez l’une comme chez l’autre.
Pour autant, sa mère sera toujours sa mère et il y a notamment des sujets qu’il n’abordera pas facilement avec elle comme avec son père.
Comment étiez-vous ado ? En ce qui me concerne j’avais beaucoup de mal à recevoir de quelconques conseils sur tout ce qui touchait à la sexualité ; conseils qui ne sont jamais venus d’ailleurs ou alors tellement maladroitement. J’estimais qu’ils étaient mal placés pour en parler mais surtout, je ne souhaitais pas me faire une représentation « sexuée » de mes parents. Or en parler avec eux, c’était forcément s’en faire une représentation. Je ne vois pas, à tort peut-être, mon fils aborder sa sexualité, ne serait-ce que ses histoires de cœur, avec sa mère.
Cela semble en revanche plus que possible avec la femme de son père. Je les imagine d’ailleurs assez bien tous les deux dans la confidence sur le sujet.
Au-delà même de la confidence, je n’ai aucun mal à imaginer que mon fils puisse voir un jour dans celle que j’aime l’un de ces premiers fantasmes propres à son âge et cela, bien malgré elle. Cette femme n’est pas sa mère, elle offre à voir une autre féminité et plus particulièrement une féminité sexuée.
Non seulement, celle avec qui je vis n’a pas beaucoup de complexe sur ce point mais elle bénéficie de plus d’une position tutoriale qui lui accorde une marge de liberté que n’ont pas forcément les parents. J’avoue que l’idée qu’il puisse aborder ensemble ces sujets sensibles m’amuse et me décharge car si le dialogue sur ce point est difficile dans le sens ado-parents, il ne l’est pas moins dans l’autre sens.
Mais il ne s’agit pas que de sexualité, cela vaut pour son quotidien en général. En premier lieu, l’ado est forcément vu sous un angle différent de celui des parents ; je crois même pouvoir dire sous un angle qu’ils ne connaîtront jamais aussi frustrant que cela puisse paraître. Car ce regard est vierge de tous à priori familiaux. Pour un enfant qui se cherche, un regard comme celui-ci, suffisamment intime et détaché à la fois est particulièrement précieux. Cela vaut en particulier quand il s’agit de parler de ses envies, de ses perspectives, de ses espoirs, de ses déceptions… sans que l’ado ait besoin de faire plaisir ou de s’opposer par principe comme il pourrait le faire avec sa mère ou son père.
C’est donc pour mon fils comme pour moi une autre sonorité à écouter, un point de vue nouveau et enrichissant au quotidien.
Cette tierce personne est d’une manière plus générale, un autre exemple que l’exemple parental et, pourquoi pas, un vent de liberté pour l’enfant qui se construit.
Par nathiou | Il y a 1 jour 11 heures |
Par reunionaise974 | Il y a 4 mois 19 jours |
Par CLANRO | Il y a 1 an 1 mois |
Par sabcout | Il y a 1 an 1 mois |
Par lozeh | Il y a 1 an 1 mois |
Par hey-cat | Il y a 1 an 1 mois |






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