Par Nichols | 2 commentaires
Catégorie : | Mots clé : belle-mère ,fille ,recomposition familiale ,
Ma fille, ma blonde...et moi
Vous écoutez certainement la radio, regardez la télé, lisez les magazines… comme moi. Difficile donc de ne pas entendre parler de « famille recomposée » en ce moment. Non pas que notre président soit aller défier du haut de ses talonnettes un père en colère mais parce que l’on doit à un habitué des tapis de sol olympiques, « Notre David National » et sa femme de nous ouvrir les portes de leur recomposition familiale. Je n’ai pas lu leur livre, aucun commentaire donc. Cette affaire de recomposition me touche pourtant, je la vis au quotidien ; parfois dans l’illusion d’un bonheur presque parfait, souvent dans la douleur d’un rouage mal huilé. C’est ma fille de 8 ans qui aujourd’hui joue les grains de sable. Quand j’ai la chance de l’avoir à la maison pour quelques jours, ce qui devrait être un moment de douceur, pour moi en tout cas, tourne au cauchemar, pour tous assurément et en premier lieu pour celle que j’aime. J’ai fini récemment par prendre mes deux ainés sous le bras, dont ma fille, et profiter des vacances scolaires pour échapper à cette lourdeur familiale laissant ma Blonde et notre dernier entre nos murs parisiens. Lâche ! Sans doute… mais pour voler un moment de sérénité, je suis capable du pire. Qu’est ce qu’elle a « ma fille » qui dérange à ce point ? C’est par vague plus ou moins intense mais cela dure depuis « la » séparation soit près de 4 ans, … ses seuls interlocuteurs adultes dignes d’un dialogue, que dis-je, d’un échange de mots, sont sa mère… et moi. Au-delà de ce cercle familial réduit à l’extrême, l’expression orale n’est pas sa priorité ; les « bonjour », les « bonsoir », la manifestation de ses envies, de ses humeurs, elle ne les accorde qu’au compte-goutte. Et, en face d’elle, une femme dont on ne peut pas dire, il est vrai, qu’avec les enfants, la patience et la diplomatie soient les points forts, habituée en petite dernière et depuis son plus jeune âge à n’évoluer que dans un monde exclusivement masculin… une femme donc, blessée et aujourd’hui prête à en découdre. Entre les deux, moi, l’homme, le père qui aura attendu 4 ans pour effectivement s’apercevoir que la situation n’était peut-être pas tout à fait saine ! N’allez pas forcément chercher dans l’hostilité connue et reconnue entre une « belle mère » et la fille de « son » homme ou l’inverse même si… Les deux s’entendent plutôt bien. Je me rends compte qu’il y a pourtant chez moi un fort instinct de protection à l’égard de ma fillette, celui d’un père encore dans la culpabilité de la séparation et sans doute dans la défiance vis-à-vis des principes éducatifs de celle qu’il aime ; un père qui installe, sans le vouloir véritablement, une relation exclusive avec sa seule fille. Le résultat est une indulgence parfois criarde à l’égard du caractère de cette petite de 8 ans mais je crains que cela ne l’aide pas beaucoup dans la vie. Il va donc falloir écouter, parler, agir en conséquence et à tâtons ; pour elle mais surtout et plus égoïstement pour retrouver dans cette recomposition familiale, une relation apaisée auprès de celle avec qui j’ai après tout choisi de vivre… ma Blonde !
Par lulubelle22 | Il y a 1 an 1 mois |
Par peg | Il y a 1 an 1 mois |






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